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Economie

Les Startups d’état, est-ce un bon exemple pour moderniser l’administration Tunisienne ?

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Selon un sondage publié par Sigma conseil en 2016, 51% des tunisiens ont une mauvaise image de l’administration tunisienne et 77% la qualifient de non productive et inefficace. De nombreux problèmes sont rencontrés par le citoyen à l’administration, on pourrait citer : les longues files d’attente devant les guichets, les pannes assez récurrentes du système informatique, le manque de transparence, la lenteur du traitement…

Pour remédier à ces problèmes, le gouvernement avait proposé en 2016 de moderniser les services d’administration à travers le numérique, ce qui facilitera les prestations administratives au citoyen, quelques services ont pu voir le jour tel que :

  1. la demande d’acte de naissance en ligne
  2. l’inscription en ligne
  3. l’orientation en ligne pour les bacheliers

Cependant, les services proposés jusqu’à aujourd’hui sont insuffisant pour couvrir la relation citoyen/administration. Afin d’améliorer les services d’administration, le ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique avait proposé en Mai 2017 le projet “Tunisie Digitale 2020”, un projet ayant pour but de “Devenir une référence numérique internationale et faire des TIC un levier important pour le développement socio-économique” .  

Il compte parmi ses objectifs, l’évolution vers une e-Administration, ce qui permettra de garantir une meilleur efficacité et transparence envers les citoyens et les entreprises, un projet ambitieux dans ses objectifs et portant un plan d’action qu’on pourrait qualifier de réalisable.

Malgré la pertinence des objectifs du projet Tunisie Digital 2020, l’exécution et la concrétisation n’était pas à la hauteur des attentes, puisque seulement 5% des projets prévus ont été réalisé jusqu’à présent, ce qui n’est pas ambitieux pour un pays optant d’utiliser le digitale comme un de ses moteurs de développement.  

En juillet dernier, le ministre des TICs (Technologies de l’information et de la communication) Anouar MAAROUF évoque la nécessité d’avoir un organisme qui engage les projets et non qui exécute. Cette nécessité décèle l’absence d’un organisme étant capable d’avancer les différents projets et être le moteur du développement digitale du pays.

D’autres pays ont eu ce même challenge, en France par exemple, l’état avait lancé un ensemble de startups lui appartenant pour exécuter ses projets digitales, ce modèle avait été nommée : « les startups d’état ».

En juin 2013, l’état français avait expérimenté cette nouvelle méthode de construction des services numériques publiques, Il s’agit de lancer un ensemble de startups ayant pour but de résoudre un problème rencontré par les citoyens ou par les agents publics, ce qu’on appelle le portefeuille de Startups d’État. 

Qu’est-ce qu’une Startup d’État ?

Une Startup d’État est un service public numérique développé par une équipe autonome pour répondre à un problème lié à une politique publique, financée par une administration porteuse. Elle n’a pas pour objectif de faire du profit et n’a le plus souvent pas de personnalité juridique propre au moment de son lancement. Sa vocation est de maximiser son impact social en répondant aux besoins de ses utilisateurs.

Ce portefeuille est varié dans divers domaines tel que l’emploi, la formation, le travail, l’éducation, la sécurité sociale, les transports, la simplification des démarches administratives…

Pourquoi lancer une Startup d’État ?

Ces startups sont initiées par un responsable administratif, soit pour répondre à un problème de politique publique prédéfini, ou en lançant un appel à des idées innovantes qui seront gérées par des entrepreneurs à l’administration. Une équipe est ensuite mise en place pour développer une solution en travaillant au plus près des usagers. Elle dispose d’un délai de six mois pour lancer une première version de sa solution et obtient des financements complémentaires si et seulement si elle fait la preuve de l’utilité de sa solution. Un incubateur des services numériques accompagne les acteurs désireux de créer des Startups d’État à toutes les étapes du processus : présentation de la méthode auprès des instances de direction, appui pour le lancement, formation et suivi des équipes, intégration au sein de l’administration…

Comment est financée une Startup d’État ?

Les coûts de développement et de fonctionnement des Startups d’État restent entièrement à la charge des administrations qui les portent. L’administration partenaire finance les coûts de développement de la Startup d’État et s’engage à refinancer le projet en cas de succès en doublant et en pérennisant la mise de départ.

On compte aujourd’hui 66 startup composées chacune d’une équipe autonome de 2 à 4 personnes, leurs bilan en 2017 est plutôt positif, à titre d’exemple, elles ont permis d’éviter 24 000 mois de chômage grâce au site la bonne boîte, le dépôt de 25 000 dossier en ligne grâce au service demarches-simplifiees.fr, 6000 simulation par jour pour les aides sociales nationales et locales dans mes aides publiques, de simplifier les démarches des entreprises et des particuliers grâce à …

Le modèle des startup d’état en France a permis d’attirer les meilleurs compétences du marché et a contribué au développement des services administratifs de l’état. Ceci pourrait être inspirant pour la Tunisie ayant déjà un capital humain assez qualifié dans ce domaine (près de 8000 diplômés par an dans le domaine de Technologies de l’information et de la communication). 

Sources :

http://www.tunisieindustrie.nat.tn/fr/download/news/2017/smart/11.pdf

https://beta.gouv.fr

http://www.ot-lab.ch/wp-content/uploads/2012/04/e-Administration_V1.0.pdf

Economie

Une première en Tunisie, la BIAT lance le paiement par carte sans contact

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Dans le cadre de l’amélioration de son offre de produits monétiques, la BIAT lance le projet du mode sans contact sur ses cartes bancaires. Cette initiative répond aux besoins dictés par le rythme de vie, devenu très accéléré, et permet ainsi aux clients d’effectuer leurs petits achats de manière simple, rapide et sécurisée.

L’option de paiement sans contact, adossée à la technologie NFC – Near Field Communication – donne la possibilité au détenteur de la carte intégrant cette option, de régler des achats de petits montants en l’approchant à trois ou quatre centimètres du terminal de paiement électronique (TPE), sans obligation de signature ni de saisie de code confidentiel.

Le client pourra utiliser sa carte en mode sans contact et sans saisie de code confidentiel (PIN) dans la limite de 30 dinars par opération. Le nombre maximum d’opérations successives, sans contact et sans saisie de code PIN est fixé à trois. Au-delà, le client devra utiliser sa carte en mode contact classique afin de pouvoir effectuer de nouveau des paiements sans contact.

Le système de paiement sans contact constitue également une opportunité non négligeable pour le commerçant. Avec des délais de transaction plus courts, le volume des ventes tend à augmenter. 
Le processus de paiement simplifié s’accompagne aussi de la diminution de l’utilisation du cash.

Acteur dynamique et innovant du secteur bancaire tunisien, la BIAT mise sur les nouvelles technologies pour répondre aux exigences de ses clients et simplifier leurs opérations bancaires au quotidien.

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la BIAT constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil. Implantée sur tout le territoire, la BIAT compte aujourd’hui 204 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2200 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la BIAT a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.

Source : Communiqué de presse BIAT https://bit.ly/2g6Pp7V

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Economie

Tunis, première ville maghrébine offrant la meilleure qualité de vie

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Tunis conserve sa première place dans le classement des villes maghrébines offrant la meilleure qualité de vie, d’après une nouvelle étude de Mercer. Le cabinet classe la capitale tunisienne à la 114e place à l’échelle mondiale.

Les deux villes marocaines Rabat et Casablanca complètent le trio de tête des villes maghrébines où il fait bon vivre, selon Mercer. Ce ranking se base sur 39 critères, notamment la qualité des transports en commun, la criminalité, la gestion des déchets et la stabilité.

En Afrique, Tunis se classe 6ème devancée par Port-Louis (Ile Maurice), Victoria (Seychelles), Durban, Cape Town et Johannesburg (Afrique du Sud).

Selon le classement 2019 du cabinet Mercer, Vienne reste toujours en tête du classement des villes offrant la meilleure qualité de vie. La capitale autrichienne devance Zurich (Suisse), Vancouver (Canada), Munich (Allemagne) et Auckland (Nouvelle-Zélande).

O.E.O

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Economie

L’UTICA abrite le premier Salon des technologies de l’irrigation “IRRI-TECH EXPO 2019”

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Environ 25 exposants ont pris part au premier Salon des nouvelles technologies de l’irrigation et du commandement des ressources hydrauliques “IRRI-TECH EXPO 2019”, inauguré mercredi 6 février au siège de l’UTICA.

Cette manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 8 février 2019, réunit des professionnels des technologies de l’irrigation et du commandement des ressources hydrauliques: producteurs, revendeurs, installateurs des nouvelles technologies, bureaux d’études et experts de l’exploitation d’eau.

Il est organisé à l’initiative de la société “Univers Expo” en collaboration avec l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) et l’Agence de coopération allemande (GIZ).

“L’idée de ce Salon vient des problèmes du secteur de l’eau, durant ces dernières années, en raison de la sécheresse, de la surexploitation des ressources hydrauliques et de l’épuisement des eaux souterraines dû aux puits anarchiques”, a déclaré le directeur général de la société Univers Expo, Mustapha Aouadi.

Par ailleurs, le Salon permet de prendre connaissance des nouvelles technologies d’irrigation et des solutions intelligentes développées par des startups spécialisées dans le domaine de l’irrigation intelligente. La finalité est de rationaliser la consommation d’eau d’irrigation, de réduire les coûts de consommation et de promouvoir l’agriculture, selon le responsable.

Présent à cet événement, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, a rappelé que le secteur agricole consomme, à lui seul, plus de 80% des ressources hydrauliques.

Deux conférences sont prévues en marge du salon autour des thèmes: “Contrôle de l’eau d’irrigation” et “Bonne gouvernance pour la conservation des ressources en eau”.

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