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Creation d'entreprise

Les étapes clés d’une création d’entreprise en Tunisie

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1. Je valide mon idée de projet de création d’entreprise

Le point de départ consiste à trouver une idée de projet de création d’entreprise. Il existe une multitude d’idées de projet, il peut s’agir d’activités déjà existantes ou de concepts totalement innovants.

Lorsque l’on souhaite aller un peu plus loin que le stade de l’idée et se projeter dans le lancement d’une activité, il faut définir précisément son business-model.

L’étude de marché commence souvent à ce stade, elle permet d’affiner son projet, de se renseigner sur les cibles potentielles et sur la concurrence, et d’obtenir de nombreuses autres informations.

Nous vous invitons à consulter cet article pour obtenir plus d’informations sur l’étude de marché : comment réaliser une étude de marché ?

La motivation d’un porteur de projet est essentiel, le degré d’investissement du créateur d’entreprise dans son projet est un facteur déterminant pour réussir.

On ne lance pas un projet de création d’entreprise sur un coup de tête, il faut avoir suffisamment de réflexion sur le projet.

2. Je fais le point sur la compatibilité de ma situation avec le projet

Lorsqu’on a une idée précise de projet de création d’entreprise et que l’on ambitionne de se lancer, il est temps de faire le point sur sa situation personnelle. Votre situation est-elle compatible avec un projet de création d’entreprise. Pour cela, il faut s’interroger à plusieurs niveaux :

  • quelle est votre situation professionnelle actuelle ?
  • quelle sont vos compétences et votre personnalité ?
  • quelle est votre situation familiale ?
  • quelle est votre situation patrimoniale ?

Cette étape vous sert à :

  • réfléchir à votre changement de situation. Par exemple, si vous êtes salarié, comment quitter votre poste actuel ? êtes-vous bloqué par des clauses (non-concurrence ou exclusivité par exemple) ? êtes-vous capable de cumuler deux activités (votre poste actuel et votre projet) ?… ;
  • prendre conscience que vous serez désormais chef d’entreprise, fonction qui n’est pas évidente à assurer pour tout le monde ;
  • prendre conscience de votre changement de revenu. En quittant votre emploi, vous risquez de perdre votre revenu principal. De plus, les allocations pôle emploi que vous percevrez éventuellement sont temporaires et inférieures à vos revenus salariés actuels ;
  • et mesurer l’impact de ce choix sur votre vie de famille. Se lancer dans un projet de création aura des conséquences au niveau de votre famille, vous risquez de passer d’avantage de temps au travail, d’avoir des périodes de stress plus intenses qu’actuellement et d’avoir moins de moyens financiers pendant le début d’activité. Par ailleurs, les risques qui votre famille encourt doivent être mesurés (cela dépend notamment de la forme juridique de l’entreprise et de votre régime matrimonial).

Cette seconde étape est essentielle, les réflexions vous permettront de prendre une décision mesurée.

Nous souhaitons à travers ces trois points vous informer sur les impacts que peut avoir un projet de création d’entrepris afin que vous puissiez prendre votre décision en mesurant correctement les conséquences.

3. Je m’informe sur la création d’entreprise et je m’entoure

Une fois que vous avez une bonne idée de projet et pris la décision de créer votre entreprise, il est conseillé de s’informer sur la création d’entreprise.

Des parcours d’informations sont notamment dispensés par les chambres de commerce et permettent :

  • une prise de connaissance globale sur la création d’une création d’entreprise,
  • et de commencer à s’informer sur les grandes étapes à suivre (business plan, les différents statuts juridiques, le financement…).

Les boutiques de gestion proposent également un premier accompagnement.

Enfin, il peut être opportun d’intégrer un ou plusieurs réseaux de porteurs de projet, ce qui vous permettra d’être en contact avec d’autres personnes dans la même situation que vous, ou de trouver une personne sur laquelle vous pourrez vous appuyer en cas de besoin (un ancien chef d’entreprise, un ami qui connait bien la création d’entreprise…). Le créateur d’entreprise doit savoir s’entourer des bonnes personnes pour avancer correctement.

4. J’acte ma décision et je liste les actions à mener

Lorsque votre décision de créer votre entreprise est prise, il va falloir mener vos premières actions concrètes :

  • si vous êtes en activité, les choix à opérer par rapport à votre employeur (prendre un congé création, cumuler les deux activités ou quitter l’entreprise),
  • évoquer le projet avec votre employeur et lui indiquer votre souhait de quitter l’entreprise (idéalement par rupture conventionnelle),
  • et commencer à aborder le projet avec votre banquier, les investisseurs potentiels que connaissez et avec un expert-comptable si possible.

Ensuite, concernant votre projet, il faut réfléchir aux points suivants :

  • avec-vous des éléments à protéger : votre idée, votre concept, une idée de marque ?
  • avez-vous toutes les compétences nécessaires au lancement du projet ? faut-il trouver un associé ?
  • est-ce que je démarre de zéro ou ais-je la possibilité, et le cas échéant ais-je intérêt, d’intégrer un réseau de franchise ?
  • l’exercice de l’activité envisagée nécessite-t-elle de respecter certaines obligations (possession d’un diplôme, inscriptions particulières, autorisations…) ?

5. J’élabore mon business plan

Bien que vous puissiez avoir déjà commencé votre business plan avant les étapes que nous avons évoqué ci-dessus, il va désormais falloir le boucler.

Le business plan commence tout d’abord par l’étude du marché qui est à ce stade normalement terminée.

Il convient ensuite de travailler le prévisionnel, qui consiste à chiffrer votre projet d’entreprise pour obtenir une visibilité économique et financière.

Pour plus d’informations : le prévisionnel

Le prévisionnel constitue notamment un élément de réponse aux questions suivantes :

  • mon projet est-il rentable ?
  • quel est le montant du financement nécessaire pour le lancement de mon projet ?
  • quel revenu puis-je espérer de ma future activité si mes premières années correspondent à mes estimations ?

L’élaboration du prévisionnel se limite encore ici à l’activité proprement dite, c’est-à-dire aux projections de chiffre d’affaires et aux dépenses nécessaires à l’exercice de l’activité (investissements, achats, frais généraux, dépenses de personnel…).

A ce stade, vous pouvez également commencer à rechercher vos futurs fournisseurs et vos futurs prestataires (assureur, expert-comptable, avocat, publicité, téléphonie…). Les propositions obtenues par ces derniers vous permettront d’affiner le prévisionnel.

Les autres paramètres seront ajustés ultérieurement en fonction du choix de la forme juridique de l’entreprise, de son régime fiscal et du statut social du dirigeant.

6. Je fais le point sur les aides à la création d’entreprise

Parallèlement à l’établissement du prévisionnel, il convient de se renseigner sur toutes les aides dont vous pourrez bénéficier dans le cadre de votre projet :

  • plusieurs dispositifs d’aides sont prévus pour les demandeurs d’emplois : exonération temporaire de charges sociales, maintien des allocations pôle emploi ou versement d’une partie du reliquat des droits pôle emploi sous forme de capital,
  • des organismes de soutien à la création d’entreprise peuvent vous attribuer des aides : prêt à taux zéro, accompagnement…
  • ensuite, des aides spécifiques peuvent être prévues par la région,
  • enfin, vous pouvez également solliciter des aides en fonction de la nature de votre activité. Les projets innovants peuvent par exemple être subventionnés.

Il existe une multitude d’aides possibles dans le cadre d’un projet de création, beaucoup d’entrepreneurs passent à côté de plusieurs dispositifs.

La chambre de commerce ou les boutiques de gestion peuvent vous informer sur les dispositifs existants et les conditions pour en bénéficier.

7. Je  travaille et je boucle le financement du projet de création d’entreprise

En fonction des résultats de votre prévisionnel et des aides dont vous pouvez bénéficier, vous obtenez une première idée de l’enveloppe de financement dont vous aurez besoin pour lancer votre projet.

Il est fortement recommandé de prévoir un budget plus large que le besoin de financement calculé.

Parfois, certains projets n’ont besoin d’aucun financement mais il y en a d’autres (notamment ceux pour lesquels des investissements sont à effectuer) qui nécessitent de réunir des fonds.

Il conviendra alors de reprendre le montant du financement calculé et d’y allouer :

  • les apports personnels que vous pouvez effectuer,
  • les apports des investisseurs que vous pouvez faire entrer dans le projet,
  • les financements que vous pouvez espérer obtenir par les établissements de crédit,
  • les aides financières dont vous pouvez bénéficier…

Pour plus d’informations : les solutions de financement.

8. Je trouve un lieu pour exercer mon activité

Autre étape essentielle de tout projet de création d’entreprise : trouver un lieu pour exercer son activité.

Si vous créer une entreprise et décidez de travailler de chez vous ou chez vos clients directement, ce n’est pas très compliqué.

Pour plus d’informations : domicilier son entreprise et installer son entreprise

En revanche, si un local commercial est indispensable, c’est un peu plus compliqué et cela peut prendre du temps. De plus, il s’agit d’un poste de dépense important pour le prévisionnel.

Il existe également un service « domiciliation » pour la gestion de la boite aux lettres professionnelles de l’entreprise, par exemple en Tunisie, nous trouverons https://domi.tn/ et http://domiciliation.tn

9. Je valide le montage complet de mon projet d’entreprise

Lorsque le prévisionnel est terminé et que le financement de votre projet est plus ou moins défini, l’entrepreneur doit faire face à une étape essentielle de la création d’entreprise :

  • le choix de la forme juridique de l’entreprise (SARL ou EURLSAS ou SASU, EIRL, entreprise individuelle…),
  • le choix du régime fiscal de l’entreprise : IS ou IR ?,
  • le choix du statut social du chef d’entreprise,
  • la protection de votre patrimoine personnel,
  • le choix de votre dénomination sociale,
  • et la construction du financement (ventilation entre les solutions possibles).

Remarque : cette étape est liée à l’élaboration du prévisionnel, les réponses obtenues permettront de le boucler définitivement.

Il est fortement recommandé, dans cette étape essentielle, de se faire accompagner par un professionnel (idéalement un expert-comptable pour ses compétences multidisciplinaires). L’appui d’un avocat est également recommandé pour les projets qui nécessitent des montages complexes. Ces professionnels justifieront les choix à adopter et répondront à beaucoup d’autres questions.

Parallèlement à ces réflexions, vous devez continuer à avancer sur le montage du financement du projet. Certains aspects peuvent avoir un impact sur les choix ci-dessus, comme le choix de la forme juridique lorsqu’un investisseur entre dans le projet.

A l’issue de cette étape :

  • votre prévisionnel est bouclé,
  • votre financement est quasiment bouclé,
  • vous savez quelle forme juridique, quel régime fiscal et quel statut social choisir.

Une fois que vous avez trouvé votre dénomination sociale et votre nom commercial, il convient de s’assurer de leur disponibilité auprès de l’INPI. Également, il faut penser à vérifier la disponibilité du nom de domaine associé au nom choisi pour votre entreprise.

Dans le même temps, si vous exercez une activité réglementée ou soumise à une autorisation particulière, il convient de faire le nécessaire. Pour cela, vous devez contacter l’organisme professionnel auquel vous serez lié afin de prendre connaissance de la marche à suivre.

10. Je rédige le projet de statuts de la société

Si vous choisissez de procéder à la création de société, il va falloir rédiger votre projet de statuts. Les statuts de votre société doivent comporter toutes les mentions obligatoires prévues par la loi, ainsi que toutes les autres mentions nécessaires pour organiser convenablement le fonctionnement de votre future société.

Là-encore, il est recommandé de vous faire accompagner par un professionnel. L’expert-comptable peut intervenir sur la rédaction de vos statuts uniquement si vous vous engagez à travailler avec lui sur une mission comptable. Un avocat est également un partenaire parfait pour vous aider sur la rédaction de vos statuts.

Un projet de statuts peut être demandé afin de procéder au dépôt des apports en numéraire.

Pour plus d’informations : Rédiger les statuts d’une société.

Si vous lancez un projet de création d’entreprise avec d’autres associés, que vous ne vous chargez pas de la rédaction des statuts et que vous avez des difficultés à comprendre la portée des clauses insérées dans les statuts, nous vous conseillons de vous faire accompagner par un professionnel pour comprendre le contenu de l’ensemble de l’acte avant de le signer.

11. Je m’occupe des démarches relatives aux apports

Si vous constituez une société, vous devez procéder au dépôt des apports en numéraire immédiatement libérés lors de la constitution. Ces fonds doivent être déposés sur un compte bloqué et un certificat du dépositaire des fonds vous sera remis.

Lorsque des apports en nature sont prévus, vous devrez procéder à leur évaluation. Si commissaire aux apports doit être nommé, il convient de trouver le professionnel qui sera chargé d’effectuer le rapport, qui constitue une pièce à fournir dans le dossier de création.

Pour plus d’informations : les apports en nature

Enfin, si vous créez une EIRL, vous devez rédiger une déclaration d’affectation précisant l’ensemble des biens que vous mettez à disposition de votre entreprise.

12. Je prépare mon dossier de création d’entreprise

Pour les créations de sociétés, lorsque le projet de statut est terminé et validé par tous les associés, il est temps de commencer à préparer le dossier de création. Lorsqu’il s’agit d’une entreprise individuelle, vous n’avez pas besoin de statuts.

Vous pouvez procéder de la manière suivante :

  • si vous en avez l’obligation, vous effectuez votre stage obligatoire d’initiation à la gestion d’entreprise (obligatoire pour les professionnels inscrits à la chambre des métiers),
  • il convient tout d’abord de procéder au dépôt des apports en numéraire à libérer dès la constitution sur un compte bloqué, dans un établissement de crédit situé en France à la Caisse des dépôts et consignations, ou chez un notaire.
  • établir les statuts définitifs et les faire signer par tous les associés ou actionnaires,
  • nommer le ou les dirigeants de la société et donner mandat à une personne pour réaliser les formalités de création de l’entreprise,
  • sélectionner un journal d’annonces légales et procéder à la publication d’un avis de constitution de société ou de création d’activité (pour les entreprises individuelles),
  • récupérer éventuellement un exemplaire du rapport du commissaire aux apports,
  • obtenir éventuellement le justificatif vous permettant d’exercer votre activité si votre profession l’exige,
  • et réunir toutes les pièces nécessaires au montage du dossier de création.

Nous évoquons les formalités à accomplir pour immatriculer une entreprise ici :

13. Je transmets mon dossier de création d’entreprise au CFE

Une fois que le dossier de création est constitué, la personne en charge des formalités peut :

  • se rendre physiquement au centre de formalités des entreprises (procédure recommandée),
  • envoyer le dossier complet par courrier au centre de formalités des entreprises,
  • ou procéder à l’immatriculation de l’entreprise par internet (https://www.i-greffes.fr/infogreffe/).

Pour les entrepreneurs individuels notamment, il peut être opportun de se rendre chez un notaire dès le commencement de l’activité pour effectuer une déclaration d’insaisissabilité qui permettra de protéger les biens immobiliers autre que la résidence principale (qui est protégée de plein droit).

Enfin, si vous constituez une société, vous devez obligatoirement déclarer les bénéficiaires effectifs lors de la demande d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au plus tard dans un délai de 15 jours à compter de la délivrance du récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

14. Je reçois mon extrait d’immatriculation et je démarre mon activité

Après avoir transmis votre dossier de demande d’immatriculation au centre de formalités des entreprises, votre entreprise est en cours d’immatriculation. Vous recevrez très rapidement un récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation de l’entreprise intervient rapidement et vous recevrez votre extrait d’immatriculation. En cas d’erreur ou de documents manquants, un courrier vous sera adressé pour régulariser la situation.

Conclusion sur le calendrier d’une création d’entreprise :

La création d’une entreprise est une succession de plusieurs étapes nécessitant souvent de prendre des décisions très importantes.

Les choix du futur chef d’entreprise sont parfois compliqués et l’œil avisé d’un professionnel est un atout considérable pour se lancer dans de bonnes conditions et être informé correctement sur les conséquences de chaque décision.

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L’Open Data, qu’est-ce que c’est et quel importance pour une Tunisie numérique ?

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Les Open Data, ou données ouvertes, sont des données auxquelles l’accès est totalement public et libre de droit, au même titre que l’exploitation et la réutilisation. De nos jours, ces données offrent de nombreuses opportunités pour étendre le savoir humain et créer de nouveaux produits et services de qualité, des applications web ou mobile et des APIs de développement. Cet article vous aide à découvrir l’Open Data et vous donne des exemples concrets d’utilisation.

Définition

Open Data ou données ouverte ou encore jeu de données est un terme qui désigne l’ensemble d’informations ou donnée libre d’accès auxquelles, n’importe qui à la possibilité de visualiser, partager avec tout le monde ou encore la possibilité d’utilisation et de consommation (téléchargement, l’utilisation via des APIs de développement par exemple…)

Critères

Les critères essentiels de l’ Open Data sont la disponibilité, la réutilisation et la distribution, et la participation universelle. Il s’agit là de la définition donnée par l’Open Knowledge Foundation en 2005.

Source : https://www.lebigdata.fr/open-data-definition
  • Disponibilité et accès : Les données doivent être pleinement accessibles, moyennant un coût de reproduction raisonnable. De préférence, elles se téléchargent sur Internet. La forme doit être confortable et modifiable.
  • Réutilisation et redistribution : Les données doivent être fournies sous des conditions permettant la réutilisation et la redistribution, incluant le mélange avec d’autres ensembles de données.
  • Participation universelle : Tout le monde doit être en mesure d’utiliser, de réutiliser et de redistribuer les données. Il ne doit y avoir aucune discrimination concernant les fins d’utilisation, ou contre des personnes ou des groupes. Par exemple, des restrictions non commerciales qui empêchent l’utilisation commerciale, ou les restrictions d’usage à certains secteurs, ne sont pas compatibles avec l’ Open Data.

Ces trois critères sont l’essence de l’ Open Data, car ils autorisent l’interopérabilité. L’interopérabilité désigne la capacité de différentes entreprises ou systèmes à travailler ensemble. En l’occurrence, l’interopérabilité est la capacité de mélanger différents ensembles de données.

Types et secteurs de provenance de données

Généralement les données ouvertes sont mise à disposition via des sites web publiques ou privés et maintenues par des divers organismes et secteurs.

Les secteurs qui fournissent les données ouvertes sont divers et variés, comme :

  • Transport
  • Secteur médical
  • Environment
  • Agriculture
  • Culture
  • Education
  • Science
  • Finance
  • Météo
  • Statistiques

Dans beaucoup de pays, comme la France, chaque grande ville expose un ou plusieurs sites web d’Open Data, comme par exemple https://opendata.paris.fr/ pour l’Open Data de la ville de Paris. Les données ouvertes sur le site web de Paris sont classées par thématique comme suit :

Source : https://opendata.paris.fr/pages/home/

Chaque thématique permet de détailler un ensemble de jeu de données avec des fichiers à télécharger, des courbes, des statistiques et des API de développement.

Son impact et utilité pour la Tunisie

Un problème majeur de la Tunisie est l’absence de l’information et de données dû au manque de la transparence d’un côté et des problèmes techniques dans l’infrastructure de collecte des données d’autre côté, cela présente un handicap pour le développement des applications web et mobile d’une Tunisie numérique ou d’un gouvernement électronique.

L’Open Data, es l’une des brique nécessaire pour construire l’infrastructure numérique de la Tunisie de demain, elle permet ainsi de faciliter le développement des services innovants se basant des statistiques et des données réelles.

Démarche de collect des données

Tout organisme d’une certaine taille collecte, génère ou maintient un important volume de données électroniques (bases de données, systèmes d’information cartographiques, registres électroniques, etc.).

Les données ainsi collectées seront exploitées au mieux par les services municipaux dans le cadre de leurs missions. Elles constituent également un patrimoine immatériel qui peut être mis en valeur pour l’ensemble de la collectivité :

  • Les chercheurs peuvent y trouver matière à nourrir leurs travaux et expériences,
  • Les développeurs peuvent créer des services innovants utilisant ces données,
  • Les citoyens et journalistes y trouvent des informations brutes,
  • Les entreprises peuvent fournir une valeur ajoutée à ces données, et ainsi créer de l’emploi et de la richesse pour la collectivité.

Source : https://opendata.paris.fr

Conclusion

La « Open Data » (données ouvertes) vise à obtenir de tout type de structure, et notamment des organismes publiques de la Tunisie, la mise à disposition de tous, de façon libre et gratuite, des données électroniques.

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Conseils pour créer son entreprise

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1. Quitter son emploi et créer son entreprise

Pour quitter son emploi actuel et créer son entreprise, plusieurs solutions se présentent à l’entrepreneur :

  • Démissionner et se lancer à l’issue du préavis ;
  • Négocier avec son employeur une rupture conventionnelle, ce qui permet notamment d’être éligible au dispositif ACCRE ;
  • Prendre un congé pour création d’entreprise.

Lorsque vous prenez cette décision, il convient d’étudier avec attention l’éventuelle clause de non-concurrence qui vous relie à votre employeur.

2. Y-a-t-il des aides pour les chômeurs créateurs ?

Le chômeur créateur d’entreprise peut bénéficier d’aides pour faciliter le lancement de son entreprise. Le dispositif le plus connu est l’ACCRE qui permet au créateur de bénéficier d’allègements de cotisations sociales.

De plus, les bénéficiaires de l’ACCRE peuvent prétendre à des aides financières à la création d’entreprise : maintien des allocations chômage ou versement d’une partie du reliquat des droits sous forme de capital.

3. J’ai besoin de conseils mais j’ai peu de moyens…

Beaucoup d’entrepreneurs sont perdus dans la phase de création de leur entreprise compte tenu des innombrables choses à gérer et des choix à effectuer, mais préfèrent toutefois se débrouiller seuls dans le souci de ne pas dépenser d’argent.

C’est dommage car il existe beaucoup d’organismes d’aide à la création d’entreprise (BGE, association, réseaux…) et même certains experts-comptables prêts à vous aider pour vous lancer. Renseignez-vous et faites-vous accompagner !

4. Qu’est-ce qu’un business angel ?

Un business angel est une personne physique qui investit dans des jeunes entreprises présentant un bon potentiel de développement pour financer leur lancement. Les business angel sont le plus souvent des chefs d’entreprise encore en activité ou à la retraite qui disposent de moyens financier et d’expérience en entreprenariat.

L’entrepreneur qui collabore avec un business angel pourra bénéficier, en plus de l’apport de fonds, des conseils de ce dernier et de son carnet d’adresse.

5. Pourquoi faire un prévisionnel ?

Le prévisionnel ne doit pas être simplement considéré comme un document à établir pour solliciter un financement. C’est un véritable outil de gestion pour le chef d’entreprise qui doit être mis à jour en permanence et qui constitue un support de pilotage indispensable.

Egalement, le prévisionnel doit être suffisamment travaillé pour valider les hypothèses de faisabilité et de rentabilité : le projet vous permettra-t-il de générer un revenu suffisant ?

6. A quoi sert l’étude de marché ?

L’étude de marché vous permet d’apporter des réponses à des nombreuses questions essentielles : Quel est le potentiel du marché visé ? Qui sont mes concurrents ? Quels produits distribuent-ils et à quels prix ? Comment distribuent-ils ? Quelles sont les caractéristiques de la clientèle ?…

Nous vous invitons à consulter notre dossier spécial : L’étude de marché.

7. Puis-je faire participer mon conjoint dans l’entreprise ?

Pour faire participer son conjoint dans l’entreprise, 3 solutions se présentent pour l’entrepreneur :

  • Le statut de conjoint collaborateur : le conjoint travaille pour l’entreprise et ne perçoit pas de rémunération (statut applicable uniquement dans certains cas) ;
  • Le statut de conjoint associé : le conjoint prend une participation au capital de l’entreprise et devient donc associé ou actionnaire ;
  • Et le statut de conjoint salarié : le conjoint conclut un contrat de travail avec l’entreprise et devient salarié de celle-ci.

8. Qu’est-ce qu’un prêt d’honneur ?

Le prêt d’honneur est un dispositif d’aide financière à destination des créateurs d’entreprise, il s’agit d’un prêt à 0% accordé sans garantie afin de renforcer l’apport de l’entrepreneur et de générer un effet de levier pour l’obtention d’un financement complémentaire.

Son montant est généralement compris entre 2 000 et 20 000 euros et la durée du prêt va de 2 à 5 ans.

9. Puis-je apporter du matériel à mon entreprise ?

Bien entendu, il est possible d’apporter divers biens à son entreprise et les modalités d’apport dépendent de la forme juridique de l’entreprise :

  • Si l’entreprise est une société, il s’agit d’un apport en nature et des titres de l’entreprise seront remis en contrepartie. L’intervention d’un commissaire au apports peut être nécessaire. ;
  • Si l’entreprise est une EIRL, les biens utilisés pour l’activité devront figurer dans la déclaration d’affectation. L’intervention d’un expert chargé d’évaluer les biens peut être nécessaire ;
  • Si l’entrepreneur exerce en nom propre, il n’y a pas de formalisme particulier étant donné que le patrimoine professionnel et le patrimoine privé sont confondus.

10. Puis-je créer ma société avec un capital de 1 euro ?

Désormais, la plupart des formes de sociétés n’imposent plus un apport minimal pour pouvoir être constituées. Ainsi, vous pouvez créer une SAS ou une SARL avec un capital de 1 euro et il n’y a plus que la SA qui nécessite un capital minimum de 37 000 euros.

Toutefois, créer une société avec un capital de 1 euro risque d’entraîner des difficultés pour l’entreprise. Le capital de l’entreprise doit donc permettre de financer le lancement de l’activité et d’être crédible vis-à-vis des partenaires (banque, fournisseurs, clients…). Le plan de financement a tout son importance pour évaluer l’apport à réaliser.

11. La différence entre capital et compte courant d’associé

Les apports en capital et en compte courant d’associé sont deux choses biens distinctes :

  • Les apports en capital sont effectués à la création de l’entreprise ou par voie d’augmentation de capital et permettent d’obtenir des titres de l’entreprise en contrepartie attribuant plusieurs droits au porteur (droit aux dividendes, droit de vote, droits d’information…). Ils ne peuvent pas être récupérés sauf en cas de réduction de capital ou par cession de titres.
  • Les apports en compte courant ne peuvent être effectués que par des associés ou actionnaires de l’entreprise. Il n’y a pas de titres reçus en contrepartie mais ces apports peuvent être rémunérés par un intérêt et sont récupérables.

12. Existe-t-il des zones bénéficiant d’aides spécifiques ?

En France, il existe plusieurs types de zones géographiques qui permettent à l’entreprise de bénéficier d’exonération fiscales et/ou sociales : Les zones franches urbaines (ZFU), les zones d’aides à finalité régionale (ZAFR), les zones de revitalisation rurale (ZRR)…

Des conditions strictes sont nécessaires pour en bénéficier et une procédure de demande d’avis auprès de l’administration fiscale est possible (rescrit fiscal).

13. Qu’est qu’une pépinière d’entreprise ?

Les pépinières d’entreprises sont des structures qui hébergent et accompagnent des créateurs d’entreprise en leur proposant des bureaux et des nombreux services dans le but d’augmenter les chances de réussite du projet de l’entrepreneur.

14. Que signifie le portage salarial ?

Le portage salarial est un statut qui permet à une personne de proposer ses services et de tester son projet sans avoir à créer son entreprise. La personne qui utilise ce dispositif travaille comme un indépendant ou un chef d’entreprise mais est en réalité sous contrat avec une société de portage salarial. Il bénéficie du statut de salarié et donc de l’assurance chômage.

15. Je souhaite créer une société mais je suis seul…

Pas de panique ! Bien qu’étant seul, vous n’êtes pas obligé d’exerce en nom propre et il est possible de créer une société avec un associé unique :

  • Une EURL, Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée ;
  • Ou une SASU, Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle.

16. Comment protéger son patrimoine ?

L’entrepreneur a le choix entre plusieurs solutions :

  • Opter pour une forme juridique qui permet de limiter sa responsabilité en cas de difficulté (SARL/EURL, SAS, SA notamment) ;
  • Prendre les mesures nécessaires pour protéger ses biens immobiliers lorsque l’on exerce en individuel grâce à la déclaration d’insaisissabilité ;
  • Ne pas négliger l’EIRL, qui permet de limiter sa responsabilité aux biens apportés à l’entreprise via la déclaration d’affectation.

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Comment faire l’étude de marché de votre entreprise?

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L’étude de marché est une des étapes clés et primordiales de la création de l’entreprise et du business plan. Elle permet en autre de vérifier la cohérence de votre projet et sa faisabilité commerciale. Même si vous croyez bien connaître vos clients, vous ne les connaissez jamais assez. Jamais ! L’étude de marché est la clé magique qui vous permet de savoir s’il y a un décalage entre ce que vous souhaitez offrir sur le marché et ce que veulent vraiment vos clients.

L’étude de marché n’est pas une démarche purement théorique, elle doit s’appuyer sur une véritable enquête de terrain.

Les objectifs de l’étude de marché

Il s’agira ici pour l’entrepreneur de s’assurer que son projet peut être réalisable commercialement parlant. On s’imagine mal démarrer une entreprise dans un secteur en déclin, non rentable ou encore hyper-concurrencé par de grosses sociétés. Le but est d’obtenir le maximum d’informations sur le secteur d’activité concerné et d’analyser l’offre et la demande. Une réponse devra être apportée, grâce à l’étude de marché, aux principales questions suivantes :

Concernant le secteur et sa réglementation

  • Quelle est la règlementation applicable à ce secteur d’activité ? Y-a-t-il des dispositions fiscales spécifiques ?
  • Comment se porte le marché et quelles sont ses perspectives d’avenir ?
  • Quelles sont les dernières innovations dans ce secteur ?
  • Le marché est-il régulier ou existe-t-il des saisonnalités ?

Concernant la demande

  • Quelles sont les caractéristiques de la clientèle visée ? (zone géographique, habitude de consommation, revenus, âge de la population…) ;
  • Quels sont les besoins de la population et leur motivation pour acheter ?
  • Quelles sont leurs préférences ? Que pensent-ils de l’offre proposée par les concurrents ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ? (Ces questions sont importantes car elles peuvent vous permettre de vous démarquer de vos futurs concurrents) ;

Concernant l’offre

  • Quels sont les produits existants sur le marché ?
  • Qui sont mes principaux concurrents ? (taille de l’entreprise, chiffre d’affaires, implantation géographique…)
  • Comment se portent mes principaux concurrents ? (politique commerciale, organisation de la distribution, clientèle visée…)

Les différents types d’étude de marché

Deux grandes approches existent pour la réalisation d’une étude de marché : l’approche quantitative et l’approche qualitative. Nous évoquerons également l’approche documentaire.

A- L’étude de marché quantitative

L’étude de marché quantitative est essentiellement basée sur des statistiques, des chiffres clés, à propos d’un marché, d’une branche d’activité, d’un secteur. Les informations obtenues seront globales. Il s’agira, à travers cette technique d’étude de marché, de quantifier et de mesurer des informations. Le problème est que ce large panel risque de ne pas être suffisamment précis, contrairement à une étude qualitative.

B- L’étude de marché qualitative

L’étude de marché qualitative est beaucoup plus réduite que l’étude quantitative mais sera beaucoup plus approfondie. L’objectif est ici de réduire l’échantillon interrogé mais d’augmenter le nombre d’informations collectées. On cherchera à en savoir d’avantage sur le comportement des consommateurs, ce qu’ils recherchent en priorité, ce qu’ils apprécient ou n’apprécient pas, les améliorations qu’il aimeraient trouver sur tel produit ou service…

L’étude qualitative peut donc être assimilée à une exploration en profondeur de la demande qui permettra d’obtenir beaucoup d’informations. En contrepartie, l’échantillon est relativement faible et donc moins représentatif qu’une étude quantitative.

En définitive, l’idéal est de coupler une étude quantitative par une étude qualitative, mais cela nécessitera d’y consacrer plus de temps et/ou plus d’argent.

C- L’étude de marché documentaire

L’étude de marché documentaire se fera uniquement par le biais de recherches de documents fournissant des informations sur le marché en question. On trouvera notamment des rapports sur le secteur, des interviews et des articles, de la documentation dans les organismes professionnels.

Faire soi-même ou reposer sur un expert ?

Si vous espérez séduire un banquier ou un investisseur, l’étude de marché se doit d’être irréprochable tant sur le fond que sur la forme ! Selon la sensibilité de votre marché ou le niveau d’exigence des banques, vous pourrez tout d’abord décider de tout faire vous-même ainsi de réaliser de précieuses économies. Internet fourmille de modèles gratuits ou payants d’études de marché : vous trouverez ainsi facilement un canevas à partir duquel rédiger votre étude.

L’autre option consiste à faire appel à un expert ou à une entreprise spécialisée dans la prospection de marché. Ce choix est évidemment plus onéreux, mais vous garantit un résultat de qualité.

Conclusions de l’étude de marché

Au terme de la réalisation de l’étude de marché, l’entrepreneur doit être capable de juger l’opportunité de créer une entreprise qui agira sur le secteur d’activité visé, avec l’offre de produits ou de services adéquats. Ce travail doit également, désolé de le répéter une seconde fois, permettre à l’entrepreneur d’améliorer sa connaissance du marché concerné, de comprendre son fonctionnement et de percevoir ses perspectives d’avenir. Si le résultat de l’étude de marché s’avère concluant, il faut passer à la réalisation du business plan, qui constitue la suite logique de l’étude de marché.

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