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Creation d'entreprise

Les 9 étapes clés de la création d’entreprise

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Vous vous sentez prêt à monter votre projet, à devenir chef d’entreprise ? Avec une âme d’aventurier, beaucoup d’énergie, un bon accompagnement et de nombreux conseils pratiques pour vous guider vous aurez certainement la chance d’aller au bout de votre projet jusqu’à la réussite  …

Etape 1: L’idée

L’idée est le point d’origine du projet. Elle se stabilise sous la forme d’une hypothèse précise d’activité à créer. L’idée, d’où qu’elle vienne, est souvent assez floue pour le créateur d’entreprise. Il faut commencer à en dessiner les contours. Attention, ce n’est pas définitif, le projet va évoluer, s’affiner, devenir de plus en plus précis grâce au parcours que va faire le créateur de projet. Pour l’instant, le but est de mettre sur papier de la manière la plus concrète ce qu’est votre idée de création d’entreprise : Quels sont les produits / services / prestations que vous allez proposer ? Quelles sont leurs particularités ?  Quelle est votre clientèle ? Quel est votre environnement (zone géographique) ?

Etape 2: adéquation Profil / Projet

Une idée, c’est bien, mais le porteur de projet est au centre de sa création, et avant de vraiment vous lancer, il faut vous assurer que vous êtes fait pour ce projet et que vous saurez le mener à bien et le développer. Avez-vous les compétences nécessaires en relation avec le projet (expériences, formations complémentaires nécessaires, management, dynamisme, rigueur, persévérance, etc.? Avez-vous des contraintes personnelles (travail, disponibilité, etc.)

Toute cette réflexion tend à vous faire réfléchir sur le choix de devenir créateur d’entreprise et à vos capacités pour mener votre projet à bien. Si vous n’avez pas toutes les qualités requises, ne vous stressez pas, ce n’est pas insurmontable, il faudra savoir s’entourer ou se former pour surmonter ce handicap.

Etape 3 : étude de marché

Valider l’idée consiste à la tester et à l’adapter en réalisant une étude de marché. L’étude de marché est une étape indispensable dans votre parcours de création d’entreprise. Elle va vous permettre de  mieux connaître les grandes tendances et les acteurs de son marché, de vérifier l’opportunité de se lancer, de réunir suffisamment d’informations pour fixer des hypothèses de chiffre d’affaires, de déterminer votre stratégie et de fixer votre politique « produit », « prix », « distribution » et « communication » (mix marketing). L’étude doit porter sur quatre dimensions :

 1) Le marché : Son identification (particulier, professionnel, grande distribution) et ses évolutions ? Les produits ou services directement ou indirectement concurrents. Les acteurs (concurrents, consommateurs, acheteurs, prescripteurs, producteurs, distributeurs).

 2) La demande : quelle typologie de clientèle ? Quels sont ses besoins, ses attentes ?

 3) L’offre : quels concurrents ? Représentent-ils une menace ?

 4) L’environnement du projet : quelles sont ses évolutions éventuelles ? Par exemple, une évolution juridique sur les conditions d’accès au métier peut avoir une incidence grave sur la faisabilité du projet.

Les résultats de l’étude de marché permettront de choisir un ou plusieurs segments cibles ainsi qu’un positionnement marketing clair. Cette étape doit aboutir à la stabilisation définitive de l’offre et des prix.

Etape 4 : étude financière

 Tous les éléments collectés dans les étapes précédentes vont vous permettre de faire un travail sur les prévisions financières de l’entreprise. Le lancement et l’exploitation de l’activité vont nécessiter de recourir à certains moyens techniques et humains. Il faut les évaluer précisément en établissant des prévisions financières sur une période de trois ans. Les prévisions financières se composent :

 • du plan de financement initial (quels sont les capitaux nécessaires pour lancer le projet ?).

• du compte de résultat prévisionnel (les recettes seront-elles suffisantes pour couvrir les charges ?).

• du plan de trésorerie (qui permettra de mettre en évidence, mois par mois, l’équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et décaissements).

• du calcul du point mort ou seuil de rentabilité (quel montant minimal de ventes faudra–t-il faire dans la première année pour faire face à toutes les charges de l’exercice ?)

• du plan de financement à 3 ans (qui permettra de vérifier si la structure financière de l’entreprise se maintient).

Etape n°5 : statut juridique

Le statut juridique de votre entreprise va fixer le cadre dans lequel elle va exister et évoluer et qui va éditer des règles de fonctionnement. Le choix du statut juridique se fait à partir de plusieurs critères : la situation personnelle du créateur, la taille du projet, le coût social et fiscal, complexité administrative, risque pour le créateur.

L’étape de la rédaction des statuts est une étape cruciale lors de la création de votre entreprise. Les statuts sont le squelette de votre entreprise, car l’ensemble des règles la concernant y sont posées : la détermination des pouvoirs, son objet social, les apports, le montant du capital social, le siège social, sa dénomination sociale …

Il est souvent compliqué de choisir parmi toutes les formes juridiques existantes. Le choix d’une structure juridique va engendrer un certain nombre de conséquences en termes de régime social. L’accompagnement d’un professionnel (Avocat, consultant, etc.) pour la rédaction des statuts est conseillé pour n’oublier aucune mention et pour qu’ils correspondent au mieux à votre société et à vos besoins et désirs.

Etape n°6 : Rencontrer les organismes d’accompagnement

Pour le moment, vous n’avez pas vraiment confronté votre idée au monde réel. Certes, vous avez fait l’étude de marché et vous en avez probablement parlé à vos amis, mais vous n’avez pas encore eu d’avis objectif ou précis. Cela vous fait sans doute peur, mais c’est nécessaire : si comme Don Quichotte vous prenez des moulins à vent pour des géants, mieux vaut le savoir à ce stade plutôt que de passer plusieurs mois à “peaufiner” votre projet dans l’incertitude.

C’est dans ce but, mais pas seulement, que vous allez rencontrer tous les organismes d’accompagnement à la création d’entreprise. En plus de ce premier avis sur votre projet, cette série de rencontres vous sera bénéfique sur de nombreux points :

  • Vous découvrirez toutes les ressources auxquelles vous avez droit en tant que créateur d’entreprise, y compris les subventions et les prêts sans intérêt auxquels vous pourrez prétendre.
  • Vous rencontrerez d’autres créateurs d’entreprise comme vous, ce qui pourra faire naître des relations d’affaires et d’amitié qui pourront durer des années (ou même la vie entière !)
  • Cela vous permettra d’avoir un avant-goût de l’ambiance et des services proposés par tous les organismes d’accompagnement, ce qui vous facilitera la tâche pour choisir l’organisme principal qui assurera votre suivi.

La plupart du temps, ces services sont gratuits – vous serez peut-être surpris de tout ce à quoi vous avez droit en tant que créateur d’entreprise : conseils et accompagnement par des spécialistes, ordinateur, Internet et téléphone mis à disposition, parrainage par des entrepreneurs plus expérimentés, formations, prêts d’honneur, subventions, etc. La liste est longue et dépend de chaque organisme.

Le fait de contacter tous ces organismes peut vous sembler long et décourageant, mais rien ne vous oblige à le faire en une journée ! Etalez les rendez-vous durant la période de préparation, tout en étoffant votre dossier et votre business plan au fur et à mesure des rencontres et des discussions.

Une fois votre tour d’horizon achevé, vous êtes mûr pour prendre une décision importante pour l’avenir de votre projet : choisissez un organisme parmi tous les autres qui sera celui qui vous accompagnera en priorité. Cela ne vous empêchera pas bien sûr d’utiliser les ressources mises à disposition des autres organismes.

Etape n°7 : Le financement du démarrage

Dans la mesure ou votre dossier financier a déjà montré que vous aviez besoin de prêts bancaires (à long, moyen ou court terme), vous devez solliciter une banque ou un organisme susceptible d’assurer ce financement. Il vous appartient maintenant de déclencher les procédures financières, c’est-à-dire ouvrir un compte bancaire, obtenir vos prêts négociés et finaliser les éventuels dossiers de demande d’aide.

Etape n°8 : Accomplir les démarches administratives

Les papiers, les formulaires, les actes et les contrats sont nombreux. Heureusement, vous pouvez déléguer une grande partie de ces formalités. Les guichets d’entreprises (APII)  vous facilitent l’accès à toutes ces démarches administratives, tandis que les comptables ou les structures d’accompagnement peuvent être habilités à en accomplir certaines en votre nom.

•             Constituer une société par un acte constitutif.

•             Inscrire sa société auprès du guichet unique.  

•             ouvrir un compte à vue.

•             S’affilier à la caisse de sécurité sociale et effectuer certaines démarches auprès de la CNSS.

•             Contracter certaines administrations publiques (réglementation, autorisations, etc.)

N’oubliez pas que selon votre activité, vous pouvez être soumis à des réglementations particulières. Il est possible aussi que vous ayez besoin d’un permis ou de d’une autorisation.

Personne n’a réponse à toutes ces questions à la fois. Interrogez le plus tôt possible votre comptable, votre notaire ou votre banquier et bien sûr les administrations qui ont un rapport avec votre activité.

Etape n°9 : Lancer son activité, Gérer et grandir

Une fois toutes ces étapes effectuées, votre projet est lancé et prêt à décoller, se faire connaître, se développer et atteindre les nuages! Piloter implique de savoir gérer les risques, la trésorerie et le développement. Pour une première année sereine, respectez le fil rouge de votre business plan. Réunissez les ressources humaines et matérielles nécessaires et commencez à délivrer. Si vous avez correctement suivi les étapes précédentes, tout devrait bien se passer. Gérer intelligemment signifie :

  • Optimiser les frais fixes
  • Avoir un tableau de bord avec des indicateurs simples et clairs
  • Soigner sa clientèle
  • Anticiper les changements du marché

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L’Open Data, qu’est-ce que c’est et quel importance pour une Tunisie numérique ?

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Les Open Data, ou données ouvertes, sont des données auxquelles l’accès est totalement public et libre de droit, au même titre que l’exploitation et la réutilisation. De nos jours, ces données offrent de nombreuses opportunités pour étendre le savoir humain et créer de nouveaux produits et services de qualité, des applications web ou mobile et des APIs de développement. Cet article vous aide à découvrir l’Open Data et vous donne des exemples concrets d’utilisation.

Définition

Open Data ou données ouverte ou encore jeu de données est un terme qui désigne l’ensemble d’informations ou donnée libre d’accès auxquelles, n’importe qui à la possibilité de visualiser, partager avec tout le monde ou encore la possibilité d’utilisation et de consommation (téléchargement, l’utilisation via des APIs de développement par exemple…)

Critères

Les critères essentiels de l’ Open Data sont la disponibilité, la réutilisation et la distribution, et la participation universelle. Il s’agit là de la définition donnée par l’Open Knowledge Foundation en 2005.

Source : https://www.lebigdata.fr/open-data-definition
  • Disponibilité et accès : Les données doivent être pleinement accessibles, moyennant un coût de reproduction raisonnable. De préférence, elles se téléchargent sur Internet. La forme doit être confortable et modifiable.
  • Réutilisation et redistribution : Les données doivent être fournies sous des conditions permettant la réutilisation et la redistribution, incluant le mélange avec d’autres ensembles de données.
  • Participation universelle : Tout le monde doit être en mesure d’utiliser, de réutiliser et de redistribuer les données. Il ne doit y avoir aucune discrimination concernant les fins d’utilisation, ou contre des personnes ou des groupes. Par exemple, des restrictions non commerciales qui empêchent l’utilisation commerciale, ou les restrictions d’usage à certains secteurs, ne sont pas compatibles avec l’ Open Data.

Ces trois critères sont l’essence de l’ Open Data, car ils autorisent l’interopérabilité. L’interopérabilité désigne la capacité de différentes entreprises ou systèmes à travailler ensemble. En l’occurrence, l’interopérabilité est la capacité de mélanger différents ensembles de données.

Types et secteurs de provenance de données

Généralement les données ouvertes sont mise à disposition via des sites web publiques ou privés et maintenues par des divers organismes et secteurs.

Les secteurs qui fournissent les données ouvertes sont divers et variés, comme :

  • Transport
  • Secteur médical
  • Environment
  • Agriculture
  • Culture
  • Education
  • Science
  • Finance
  • Météo
  • Statistiques

Dans beaucoup de pays, comme la France, chaque grande ville expose un ou plusieurs sites web d’Open Data, comme par exemple https://opendata.paris.fr/ pour l’Open Data de la ville de Paris. Les données ouvertes sur le site web de Paris sont classées par thématique comme suit :

Source : https://opendata.paris.fr/pages/home/

Chaque thématique permet de détailler un ensemble de jeu de données avec des fichiers à télécharger, des courbes, des statistiques et des API de développement.

Son impact et utilité pour la Tunisie

Un problème majeur de la Tunisie est l’absence de l’information et de données dû au manque de la transparence d’un côté et des problèmes techniques dans l’infrastructure de collecte des données d’autre côté, cela présente un handicap pour le développement des applications web et mobile d’une Tunisie numérique ou d’un gouvernement électronique.

L’Open Data, es l’une des brique nécessaire pour construire l’infrastructure numérique de la Tunisie de demain, elle permet ainsi de faciliter le développement des services innovants se basant des statistiques et des données réelles.

Démarche de collect des données

Tout organisme d’une certaine taille collecte, génère ou maintient un important volume de données électroniques (bases de données, systèmes d’information cartographiques, registres électroniques, etc.).

Les données ainsi collectées seront exploitées au mieux par les services municipaux dans le cadre de leurs missions. Elles constituent également un patrimoine immatériel qui peut être mis en valeur pour l’ensemble de la collectivité :

  • Les chercheurs peuvent y trouver matière à nourrir leurs travaux et expériences,
  • Les développeurs peuvent créer des services innovants utilisant ces données,
  • Les citoyens et journalistes y trouvent des informations brutes,
  • Les entreprises peuvent fournir une valeur ajoutée à ces données, et ainsi créer de l’emploi et de la richesse pour la collectivité.

Source : https://opendata.paris.fr

Conclusion

La « Open Data » (données ouvertes) vise à obtenir de tout type de structure, et notamment des organismes publiques de la Tunisie, la mise à disposition de tous, de façon libre et gratuite, des données électroniques.

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Conseils pour créer son entreprise

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1. Quitter son emploi et créer son entreprise

Pour quitter son emploi actuel et créer son entreprise, plusieurs solutions se présentent à l’entrepreneur :

  • Démissionner et se lancer à l’issue du préavis ;
  • Négocier avec son employeur une rupture conventionnelle, ce qui permet notamment d’être éligible au dispositif ACCRE ;
  • Prendre un congé pour création d’entreprise.

Lorsque vous prenez cette décision, il convient d’étudier avec attention l’éventuelle clause de non-concurrence qui vous relie à votre employeur.

2. Y-a-t-il des aides pour les chômeurs créateurs ?

Le chômeur créateur d’entreprise peut bénéficier d’aides pour faciliter le lancement de son entreprise. Le dispositif le plus connu est l’ACCRE qui permet au créateur de bénéficier d’allègements de cotisations sociales.

De plus, les bénéficiaires de l’ACCRE peuvent prétendre à des aides financières à la création d’entreprise : maintien des allocations chômage ou versement d’une partie du reliquat des droits sous forme de capital.

3. J’ai besoin de conseils mais j’ai peu de moyens…

Beaucoup d’entrepreneurs sont perdus dans la phase de création de leur entreprise compte tenu des innombrables choses à gérer et des choix à effectuer, mais préfèrent toutefois se débrouiller seuls dans le souci de ne pas dépenser d’argent.

C’est dommage car il existe beaucoup d’organismes d’aide à la création d’entreprise (BGE, association, réseaux…) et même certains experts-comptables prêts à vous aider pour vous lancer. Renseignez-vous et faites-vous accompagner !

4. Qu’est-ce qu’un business angel ?

Un business angel est une personne physique qui investit dans des jeunes entreprises présentant un bon potentiel de développement pour financer leur lancement. Les business angel sont le plus souvent des chefs d’entreprise encore en activité ou à la retraite qui disposent de moyens financier et d’expérience en entreprenariat.

L’entrepreneur qui collabore avec un business angel pourra bénéficier, en plus de l’apport de fonds, des conseils de ce dernier et de son carnet d’adresse.

5. Pourquoi faire un prévisionnel ?

Le prévisionnel ne doit pas être simplement considéré comme un document à établir pour solliciter un financement. C’est un véritable outil de gestion pour le chef d’entreprise qui doit être mis à jour en permanence et qui constitue un support de pilotage indispensable.

Egalement, le prévisionnel doit être suffisamment travaillé pour valider les hypothèses de faisabilité et de rentabilité : le projet vous permettra-t-il de générer un revenu suffisant ?

6. A quoi sert l’étude de marché ?

L’étude de marché vous permet d’apporter des réponses à des nombreuses questions essentielles : Quel est le potentiel du marché visé ? Qui sont mes concurrents ? Quels produits distribuent-ils et à quels prix ? Comment distribuent-ils ? Quelles sont les caractéristiques de la clientèle ?…

Nous vous invitons à consulter notre dossier spécial : L’étude de marché.

7. Puis-je faire participer mon conjoint dans l’entreprise ?

Pour faire participer son conjoint dans l’entreprise, 3 solutions se présentent pour l’entrepreneur :

  • Le statut de conjoint collaborateur : le conjoint travaille pour l’entreprise et ne perçoit pas de rémunération (statut applicable uniquement dans certains cas) ;
  • Le statut de conjoint associé : le conjoint prend une participation au capital de l’entreprise et devient donc associé ou actionnaire ;
  • Et le statut de conjoint salarié : le conjoint conclut un contrat de travail avec l’entreprise et devient salarié de celle-ci.

8. Qu’est-ce qu’un prêt d’honneur ?

Le prêt d’honneur est un dispositif d’aide financière à destination des créateurs d’entreprise, il s’agit d’un prêt à 0% accordé sans garantie afin de renforcer l’apport de l’entrepreneur et de générer un effet de levier pour l’obtention d’un financement complémentaire.

Son montant est généralement compris entre 2 000 et 20 000 euros et la durée du prêt va de 2 à 5 ans.

9. Puis-je apporter du matériel à mon entreprise ?

Bien entendu, il est possible d’apporter divers biens à son entreprise et les modalités d’apport dépendent de la forme juridique de l’entreprise :

  • Si l’entreprise est une société, il s’agit d’un apport en nature et des titres de l’entreprise seront remis en contrepartie. L’intervention d’un commissaire au apports peut être nécessaire. ;
  • Si l’entreprise est une EIRL, les biens utilisés pour l’activité devront figurer dans la déclaration d’affectation. L’intervention d’un expert chargé d’évaluer les biens peut être nécessaire ;
  • Si l’entrepreneur exerce en nom propre, il n’y a pas de formalisme particulier étant donné que le patrimoine professionnel et le patrimoine privé sont confondus.

10. Puis-je créer ma société avec un capital de 1 euro ?

Désormais, la plupart des formes de sociétés n’imposent plus un apport minimal pour pouvoir être constituées. Ainsi, vous pouvez créer une SAS ou une SARL avec un capital de 1 euro et il n’y a plus que la SA qui nécessite un capital minimum de 37 000 euros.

Toutefois, créer une société avec un capital de 1 euro risque d’entraîner des difficultés pour l’entreprise. Le capital de l’entreprise doit donc permettre de financer le lancement de l’activité et d’être crédible vis-à-vis des partenaires (banque, fournisseurs, clients…). Le plan de financement a tout son importance pour évaluer l’apport à réaliser.

11. La différence entre capital et compte courant d’associé

Les apports en capital et en compte courant d’associé sont deux choses biens distinctes :

  • Les apports en capital sont effectués à la création de l’entreprise ou par voie d’augmentation de capital et permettent d’obtenir des titres de l’entreprise en contrepartie attribuant plusieurs droits au porteur (droit aux dividendes, droit de vote, droits d’information…). Ils ne peuvent pas être récupérés sauf en cas de réduction de capital ou par cession de titres.
  • Les apports en compte courant ne peuvent être effectués que par des associés ou actionnaires de l’entreprise. Il n’y a pas de titres reçus en contrepartie mais ces apports peuvent être rémunérés par un intérêt et sont récupérables.

12. Existe-t-il des zones bénéficiant d’aides spécifiques ?

En France, il existe plusieurs types de zones géographiques qui permettent à l’entreprise de bénéficier d’exonération fiscales et/ou sociales : Les zones franches urbaines (ZFU), les zones d’aides à finalité régionale (ZAFR), les zones de revitalisation rurale (ZRR)…

Des conditions strictes sont nécessaires pour en bénéficier et une procédure de demande d’avis auprès de l’administration fiscale est possible (rescrit fiscal).

13. Qu’est qu’une pépinière d’entreprise ?

Les pépinières d’entreprises sont des structures qui hébergent et accompagnent des créateurs d’entreprise en leur proposant des bureaux et des nombreux services dans le but d’augmenter les chances de réussite du projet de l’entrepreneur.

14. Que signifie le portage salarial ?

Le portage salarial est un statut qui permet à une personne de proposer ses services et de tester son projet sans avoir à créer son entreprise. La personne qui utilise ce dispositif travaille comme un indépendant ou un chef d’entreprise mais est en réalité sous contrat avec une société de portage salarial. Il bénéficie du statut de salarié et donc de l’assurance chômage.

15. Je souhaite créer une société mais je suis seul…

Pas de panique ! Bien qu’étant seul, vous n’êtes pas obligé d’exerce en nom propre et il est possible de créer une société avec un associé unique :

  • Une EURL, Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée ;
  • Ou une SASU, Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle.

16. Comment protéger son patrimoine ?

L’entrepreneur a le choix entre plusieurs solutions :

  • Opter pour une forme juridique qui permet de limiter sa responsabilité en cas de difficulté (SARL/EURL, SAS, SA notamment) ;
  • Prendre les mesures nécessaires pour protéger ses biens immobiliers lorsque l’on exerce en individuel grâce à la déclaration d’insaisissabilité ;
  • Ne pas négliger l’EIRL, qui permet de limiter sa responsabilité aux biens apportés à l’entreprise via la déclaration d’affectation.

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Comment faire l’étude de marché de votre entreprise?

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L’étude de marché est une des étapes clés et primordiales de la création de l’entreprise et du business plan. Elle permet en autre de vérifier la cohérence de votre projet et sa faisabilité commerciale. Même si vous croyez bien connaître vos clients, vous ne les connaissez jamais assez. Jamais ! L’étude de marché est la clé magique qui vous permet de savoir s’il y a un décalage entre ce que vous souhaitez offrir sur le marché et ce que veulent vraiment vos clients.

L’étude de marché n’est pas une démarche purement théorique, elle doit s’appuyer sur une véritable enquête de terrain.

Les objectifs de l’étude de marché

Il s’agira ici pour l’entrepreneur de s’assurer que son projet peut être réalisable commercialement parlant. On s’imagine mal démarrer une entreprise dans un secteur en déclin, non rentable ou encore hyper-concurrencé par de grosses sociétés. Le but est d’obtenir le maximum d’informations sur le secteur d’activité concerné et d’analyser l’offre et la demande. Une réponse devra être apportée, grâce à l’étude de marché, aux principales questions suivantes :

Concernant le secteur et sa réglementation

  • Quelle est la règlementation applicable à ce secteur d’activité ? Y-a-t-il des dispositions fiscales spécifiques ?
  • Comment se porte le marché et quelles sont ses perspectives d’avenir ?
  • Quelles sont les dernières innovations dans ce secteur ?
  • Le marché est-il régulier ou existe-t-il des saisonnalités ?

Concernant la demande

  • Quelles sont les caractéristiques de la clientèle visée ? (zone géographique, habitude de consommation, revenus, âge de la population…) ;
  • Quels sont les besoins de la population et leur motivation pour acheter ?
  • Quelles sont leurs préférences ? Que pensent-ils de l’offre proposée par les concurrents ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ? (Ces questions sont importantes car elles peuvent vous permettre de vous démarquer de vos futurs concurrents) ;

Concernant l’offre

  • Quels sont les produits existants sur le marché ?
  • Qui sont mes principaux concurrents ? (taille de l’entreprise, chiffre d’affaires, implantation géographique…)
  • Comment se portent mes principaux concurrents ? (politique commerciale, organisation de la distribution, clientèle visée…)

Les différents types d’étude de marché

Deux grandes approches existent pour la réalisation d’une étude de marché : l’approche quantitative et l’approche qualitative. Nous évoquerons également l’approche documentaire.

A- L’étude de marché quantitative

L’étude de marché quantitative est essentiellement basée sur des statistiques, des chiffres clés, à propos d’un marché, d’une branche d’activité, d’un secteur. Les informations obtenues seront globales. Il s’agira, à travers cette technique d’étude de marché, de quantifier et de mesurer des informations. Le problème est que ce large panel risque de ne pas être suffisamment précis, contrairement à une étude qualitative.

B- L’étude de marché qualitative

L’étude de marché qualitative est beaucoup plus réduite que l’étude quantitative mais sera beaucoup plus approfondie. L’objectif est ici de réduire l’échantillon interrogé mais d’augmenter le nombre d’informations collectées. On cherchera à en savoir d’avantage sur le comportement des consommateurs, ce qu’ils recherchent en priorité, ce qu’ils apprécient ou n’apprécient pas, les améliorations qu’il aimeraient trouver sur tel produit ou service…

L’étude qualitative peut donc être assimilée à une exploration en profondeur de la demande qui permettra d’obtenir beaucoup d’informations. En contrepartie, l’échantillon est relativement faible et donc moins représentatif qu’une étude quantitative.

En définitive, l’idéal est de coupler une étude quantitative par une étude qualitative, mais cela nécessitera d’y consacrer plus de temps et/ou plus d’argent.

C- L’étude de marché documentaire

L’étude de marché documentaire se fera uniquement par le biais de recherches de documents fournissant des informations sur le marché en question. On trouvera notamment des rapports sur le secteur, des interviews et des articles, de la documentation dans les organismes professionnels.

Faire soi-même ou reposer sur un expert ?

Si vous espérez séduire un banquier ou un investisseur, l’étude de marché se doit d’être irréprochable tant sur le fond que sur la forme ! Selon la sensibilité de votre marché ou le niveau d’exigence des banques, vous pourrez tout d’abord décider de tout faire vous-même ainsi de réaliser de précieuses économies. Internet fourmille de modèles gratuits ou payants d’études de marché : vous trouverez ainsi facilement un canevas à partir duquel rédiger votre étude.

L’autre option consiste à faire appel à un expert ou à une entreprise spécialisée dans la prospection de marché. Ce choix est évidemment plus onéreux, mais vous garantit un résultat de qualité.

Conclusions de l’étude de marché

Au terme de la réalisation de l’étude de marché, l’entrepreneur doit être capable de juger l’opportunité de créer une entreprise qui agira sur le secteur d’activité visé, avec l’offre de produits ou de services adéquats. Ce travail doit également, désolé de le répéter une seconde fois, permettre à l’entrepreneur d’améliorer sa connaissance du marché concerné, de comprendre son fonctionnement et de percevoir ses perspectives d’avenir. Si le résultat de l’étude de marché s’avère concluant, il faut passer à la réalisation du business plan, qui constitue la suite logique de l’étude de marché.

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