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Entreprenariat

L’entrepreneuriat et la jeunesse, un sujet en quête de sens

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1Dans un contexte d’aggravation continue du chômage des jeunes depuis les années quatre-vingt, un ensemble de programmes et d’incitations se sont succédé dans l’espoir que l’expérience entrepreneuriale soit préparée voire intégrée dans la formation des jeunes, pour favoriser leur insertion professionnelle.

2Cependant, depuis quelques années, pour reprendre les propos du sociologue allemand Hartmut Rosa, le temps s’accélère de manière quasi exponentielle. L’entrepreneuriat fait l’objet d’un nombre étonnant d’initiatives, d’événements et de discours, dont une grande partie s’adresse aux jeunes. Ce phénomène, que l’on retrouve dans une majorité des pays de l’Union Européenne et dans le monde occidental, se diffuse en France dans un grand nombre de sphères sociales, éducatives et professionnelles. Cela touche une diversité croissante de jeunes, qu’ils soient sans diplôme, à l’école primaire, secondaire, dans les centres de formation professionnelle, à l’université, dans une grande école d’ingénieur ou de management ou impliqués dans le secteur associatif et culturel.

3Les initiatives pédagogiques, les événements, les associations, clubs, incubateurs, espaces d’innovation foisonnent, tant et si bien que le paysage entrepreneurial dans le secteur de la jeunesse prend les multiples couleurs de l’automne actuel : relayé avec entrain par le monde médiatique, le paysage est magnifique de diversité dans sa globalité, mais bien difficile à décrypter si l’on commence à y regarder de plus près !

4Ce monde entrepreneurial, parfois présenté comme le monde enchanteur de la réalisation de soi, de la création de sa propre activité professionnelle, libre des contraintes salariales et d’un employeur, ce monde dans lequel tout est possible car les opportunités sont à prendre pour qui sait être un peu malin, ce monde de la start-up et du digital, ce monde ouvert sur le monde, hyperconnecté qui accélère le changement des hommes et des organisations, ce monde qui redonne l’espoir aux jeunes les plus défavorisés socialement, ce monde qui génère un ensemble de transformations des rapports à l’éducation et au travail, favorisant l’exacerbation des valeurs libérales de liberté mais aussi de réussite individuelle et d’entreprise privée, banalisant voire normalisant l’incertitude… Eh bien il interroge, ce monde actuel ! Il interroge vu la difficulté à définir clairement les objectifs et compétences visés, les publics et les âges auxquels il convient d’introduire l’entrepreneuriat, la/les pédagogie(s) adéquate(s), les rôles des différents intervenants, les débouchés réels, la réussite effective et plus généralement les philosophies, les imaginaires et les idéologies sous-jacents.

5Devant cette effervescence soutenue par des initiatives lumineuses, voire aveuglantes, autour de l’entrepreneuriat et de la jeunesse, nous avons souhaité faire de ce dossier l’occasion de marquer un temps de pause. Le temps de laisser la parole aux chercheurs, praticiens, enseignants qui s’interrogent sur ce que signifie l’entrepreneuriat et la jeunesse aujourd’hui. Où en sommes-nous ? Comment se définit cette relation entre l’entrepreneuriat et les jeunes ? Quels enjeux sont soulevés ? Conscients de l’ampleur de ces questions, donc des limites de l’exercice imposant d’abandonner toute velléité d’exhaustivité, nous avons ainsi interrogé la communauté scientifique et professionnelle. Nous avons reçu de nombreuses propositions et remercions chaleureusement tous leurs auteurs.

6Ce dossier a fourni l’opportunité d’ouvrir une nouvelle rubrique dans la revue, [1][1]Le cahier des charges de cette nouvelle rubrique est présenté… autour du cas d’une pratique pédagogique innovante dans le domaine de l’entrepreneuriat : son contexte, ses objectifs et principes, son déroulement pédagogique, ses premiers résultats et le questionnement qui jaillit de cette expérimentation.

7Le principe de cette rubrique s’inspire du principe de l’ « evidence based education » en médecine. Il s‘agit de faire circuler l’information sur les expérimentations pédagogiques innovantes, de communiquer les premiers résultats dans un format court, avant de produire un article scientifique basé sur un jeu d’hypothèses issu de la littérature et sur un large échantillon. Le but est de faire réagir des collègues, afin qu’ils expérimentent et documentent progressivement cette pratique dans d’autres contextes. Nous espérons que de nombreux enseignants s’inspireront de ce cas, testeront certains éléments dans leur contexte, réagiront par leurs questions. Toutes ces réactions serviront à alimenter un forum de discussion sur le site de la revue. Bien entendu, nous attendons de nouveaux cas d’expérimentations à publier dans le cadre de cette rubrique dans les prochains numéros de la revue.

8Le dossier s’ouvre avec l’article d’Alain Fayolle et de Catherine Laffineur qui présentent une étude issue des données GEM [2][2]Global Entrepreneurship Monitor. et GUESS [3][3]Global University Entrepreneurial Spirit Students’ Survey. sur le passage à l’acte entrepreneurial des jeunes Français(es). Les auteurs montrent notamment un écart saisissant entre l’intention entrepreneuriale et le taux d’entrepreneuriat et en proposent une analyse fondée sur le manque de perception des compétences et des opportunités entrepreneuriales. Ce premier article ouvre des voies de réflexion et de débat, notamment sur les conditions à créer pour améliorer le taux d’entrepreneuriat des jeunes.

9Dans le monde académique, malgré un discours qui cherche à favoriser le développement de l’entrepreneuriat dans l’ensemble du monde scolaire, une grande majorité des initiatives visant la sensibilisation, la formation et l’accompagnement à la création/reprise d’entreprise ont lieu dans le champ de l’enseignement supérieur. Matthias Pépin fait partie des rares chercheurs qui s’intéressent à l’éducation entrepreneuriale dans les écoles primaires et secondaires. Il présente ici un article intitulé « S’entreprendre pour apprendre à l’école primaire : un défi pédagogique », dans lequel il interroge clairement les raisons d’être de l’entrepreneuriat introduit à un stade précoce de la scolarité des élèves. Pour illustrer ses propos, il nous fait part de ses travaux menés au cours de sa recherche doctorale dans une école primaire au Québec. Il montre notamment que le projet entrepreneurial peut servir de tremplin pour transmettre aux élèves des contenus disciplinaires et développer leur esprit critique, à condition qu’il soit bien exploité pédagogiquement.

10Dans le champ de l’enseignement supérieur, le projet entrepreneurial pose la question de l’intégration professionnelle à la sortie des études. Pascale Brenet, Nathalie Schieb-Bienfait et Jérôme Authier présentent un article intitulé « concevoir un référentiel de compétences pour les étudiants entrepreneurs : la démarche PEPITE ». Les responsables et animateurs du réseau national PEPITE se sont lancés dans l’élaboration d’un référentiel de compétences partagé, dans un contexte marqué par une histoire déjà longue et l’existence de nombreux référentiels et certifications issus d’acteurs variés. Les auteurs racontent la démarche suivie au sein du réseau PEPITE réunissant des accompagnateurs, des enseignants-chercheurs en entrepreneuriat et en sciences de l’éducation, combinant approche empirique et théorique, ainsi qu’une conception itérative, testant les propositions retenues et leur appropriation par l’ensemble des parties prenantes.

11À une échelle plus exploratoire et localisée, Stéphane Foliard et Sandrine Le Pontois s’intéressent dans leur article « Équipes entrepreneuriales étudiantes : comprendre pour agir », à la manière dont les équipes d’étudiants entrepreneurs identifient et verbalisent les compétences développées au cours du processus de création et de gestion de leur entreprise. En s’appuyant sur une étude de terrain au plus près des interactions dans une équipe de création d’entreprise étudiante, les chercheurs s’interrogent notamment sur la manière d’aider les étudiants à comprendre, (re)négocier et assumer leur place au sein de l’équipe entrepreneuriale. Ils montrent notamment que les membres de l’équipe peuvent rapidement s’enfermer dans une identité de rôle correspondant à la place qu’ils se sont eux-mêmes attribuée ou bien qu’ils se sont vus assigner dans l’équipe.

12Dans un article intitulé « Small Firm Acquisition, a Credible Pathway to Entrepreneurship for Young Business School Graduates », Robert Sheldon nous invite à explorer le sujet peu exploré de la reprise entrepreneuriale par des jeunes. Il souligne notamment que la reprise entrepreneuriale, ou la reprise avec l’intention de développer l’affaire acquise de manière significative, est bien adaptée aux jeunes car le risque d’échec est atténué par la présence d’actifs, d’informations, d’un accompagnement, et de l’aide. D’autre part, la formation de personnes souhaitant reprendre une micro entreprise est une opportunité pour les écoles de commerce qui pourraient mettre en valeur à la fois leurs compétences dans les formations en gestion et en entrepreneuriat.

13Nous terminons ce premier tour d’horizon académique par le récit d’un événement consacré à l’innovation pédagogique au Québec intitulé « Récit d’un pèlerinage pédagogique en entrepreneuriat », par lequel Franck Barès et Louis-Jacques Filion plaident en faveur de la réhabilitation de l’innovation pédagogique, longtemps considérée comme le parent pauvre des écoles de management. Les auteurs nous font part de leurs réflexions et analyses sur l’utilité des temps d’échange entre enseignants. Ils racontent l’histoire, le développement et les apports d’« une journée ressource » centrée sur la valorisation et les échanges d’expériences.

14Le monde associatif et professionnel de l’entrepreneuriat n’est pas en reste en matière d’expérimentation et de réflexion autour de l’entrepreneuriat des jeunes. L’entretien réalisé par Caroline Verzat auprès de Bénédicte Sanson est à ce titre riche d’enseignements. Insistant sur les valeurs et le mode de fonctionnement communautaire susceptibles d’aider les jeunes à assumer leur identité d’entrepreneurs, Bénédicte Sanson souligne quelques conditions-clés touchant aux postures d’accompagnement. Celles-ci doivent faciliter la transition identitaire de l’école à l’entrepreneuriat. Elle pointe également les défis qui se posent aujourd’hui pour former les mentors et toucher des jeunes moins favorisés. Accompagner le changement des perceptions et des postures des jeunes vis-à-vis de l’entrepreneuriat est un processus de type systémique qui génère des actions similaires de transformation des accompagnateurs et des entrepreneurs impliqués dans ces dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat des jeunes.

15Dans un autre lieu vers un autre public, Olivier Toutain interroge Olga Bourachnikova, Cécile Chapus et Sabrina Budiman sur les raisons qui incitent à former des jeunes en Service Civique sur le développement de l’esprit d’entreprendre. Dans leur interview croisée intitulée « devenir auteur et acteur de sa vie en se libérant des croyances négatives », les trois personnes interrogées racontent comment l’acte d’entreprendre est considéré comme un moyen qui accompagne la transformation de la personne en l’aidant à devenir entrepreneur(e) de sa propre vie.

16Nous clôturons ce dossier par une revue d’ouvrage réalisée par Valérie Ballereau et Olivier Toutain sur le livre écrit par Valérie Gauthier : « Le Savoir-relier, vers un leadership intuitif et relationnel ». Ancienne sportive de haut niveau, poète et peintre, Valérie Gauthier est une professionnelle et auteure hors normes dans le monde de l’entreprise. Elle fait partie de cette modeste communauté de penseurs et d’acteurs qui travaillent à relier les personnes et les éléments, considérant de l’intérieur l’entreprise et le monde en général comme un ensemble complexe, interconnecté, producteur d’un sens vivant. Dans son ouvrage, l’auteure nous invite à quitter notre regard obnubilé par la vieille lanterne d’un leadership vertical, rationnel et autoritaire. En d’autres termes, son approche du leadership relationnel ouvre une voie de réflexion et d’action originale, invitant le leader au lâcher-prise…

17Inaugurant la nouvelle rubrique Pratiques pédagogiques innovantes, Mélanie Ciussi et Dominique Vian analysent le programme ID de SKEMA Business School sous l’angle de l’approche dite « effectuale ». Les deux enseignants-chercheurs relatent une expérience menée dans une formation ayant pour but le développement de l’esprit d’entreprendre. Ils présentent et questionnent le processus pédagogique visant à aider les étudiants à développer huit compétences non cartésiennes : argumenter une pensée critique (1), se repérer face au complexe et à l’incertitude (2), revisiter le monde comme un espace d’opportunités (3), communiquer et convaincre (4), être créatif (5), proposer des solutions innovantes à des problèmes complexes en appliquant des méthodes construites selon les principes de la logique effectuale (6), s’engager dans des actions durables (7) et enfin savoir décrire ses talents pour une meilleure connaissance de soi (8).

18Ce numéro s’achève sur une tribune de Philippe Albert et Etienne Krieger, qui soulèvent le problème de l’image de l’entrepreneur en France. Les auteurs décrivent une évolution historique des relations entre l’entrepreneur et la société. Ils discutent ainsi les mutations profondes qui transforment la société française « par le bas », parfois loin des radars médiatiques et pointent les limites actuelles au développement des PME et de l’entrepreneuriat dans un univers mondialisé. Leur point de vue exprimé dans cette tribune invite le lecteur à une réflexion critique et prospective sur les enjeux à venir du type de société et d’entrepreneuriat imaginé, entre faisabilité et désirabilité…

19Nous espérons que ce dossier vous permettra de tirer profit de cette pause en vous apportant des idées, des questionnements liés à vos propres activités et engagements et en vous invitant plus généralement à la réflexion, si utile pour soi et dans le partage. Et si celle-ci vous donne envie de prendre la plume, n’hésitez surtout pas, vos contributions sont les bienvenues !

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Entreprenariat

Le confinement: « c’est vraiment le bon moment »!!

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Si on regarde les informations négatives qui pullulent, on est amené à penser que l’on va vivre le confinement comme un enfer quotidien, que vous pourrez raconter à vos petits-enfants. Pourtant, la perception positive ou négative de celui-ci est en réalité très subjective et il ne tient qu’à vous de faire de cette situation une opportunité. Plutôt que de subir le confinement, il est peut-être venu le temps de vous relever et d’aller de l’avant et d’en faire la source de votre victoire. 

L’occasion de faire le point sur ses objectifs présents et futurs

Être confiné demeure avant tout l’occasion pour vous de faire le point avec vous-même. Vous pouvez non seulement faire le point sur vos objectifs antérieurs mais également reconsidérer les objectifs à venir. Vous n’avez peut-être plus les mêmes désidératas et vous souhaitez peut-être vous orienter vers quelque chose de nouveau. Tant mieux car vous avez le temps de faire le point avec vous-même sur votre vie, votre entreprise et la direction vers laquelle vous souhaitez aller. Le confinement demeure l’occasion idéale pour fixer un nouveau cap que vous pourrez partager à votre retour avec vos collaborateurs alors n’hésitez pas à prendre du recul car pour une fois vous en avez le temps. 

Une marque ostensible de changement

Vous avez encore plusieurs semaines devant vous pour mettre en place ce qui va vous permettre de transformer l’avenir. Le confinement représente l’opportunité idéale de marquer le changement pour plusieurs raisons. Déjà parce que ceux que vous croisez habituellement ne vous ont pas vu depuis longtemps et qu’ils porteront plus d’attention à vos changements physiques comme à vos habitudes. Tout bouleversement brusque pourrait donc être rapidement identifié et les périodes de rupture comme celle-ci sont parfaitement favorables à repenser vos objectifs. Ensuite, il représente un marqueur temporel pour vous puisque vous pouvez envisager dans votre réflexion un avant confinement et un après confinement. Vous avez le temps d’intégrer ce que vous voulez modifier et de vous en faire des directives claires qui seront applicables dès votre retour. Tout ne sera pas parfait dès le début et qu’il vous faudra peut-être peaufiner avec le temps mais vous aurez une date de début. 

Le temps de tout mettre en place

Pour une fois, vous ne pourrez pas dire que vous n’aviez pas le temps de tout réaliser. Il est clair que les sollicitations demeurent moins nombreuses déjà parce qu’il y a moins de monde qui travaille et ensuite parce que tout le monde peut comprendre que votre quotidien est bouleversé par le confinement puisque le leur est aussi bouleversé. Vous avez donc le temps d’organiser votre plan de bataille et éventuellement de faire les démarches pour que le changement puisse s’opérer à la rentrée voire dès maintenant. Plutôt que de rester chez vous à regarder NETFLIX, vous pouvez donc parfaitement décider de consacrer votre temps au futur de votre entreprise et à installer les outils qui vous permettront d’accélérer à la rentrée.

La possible restructuration de vos habitudes

Le confinement demeure avant l’occasion de rompre avec vos mauvaises habitudes ou encore avec vos mauvaises fréquentations. Si vous aviez certains rituels avant le confinement, c’était avant celui-ci. Rien ne vous oblige à les garder après et vous pouvez très bien réfléchir à de nouvelles à partir de maintenant. De toute façon personne ne peut vous en empêcher vu que personne n’a réellement accès à vous. Vous pouvez par exemple décider dès demain de couper votre téléphone et personne ne va se déplacer chez vous et rompre votre confinement pour vous dire que celui-ci est éteint. N’oubliez pas qu’en général une pratique se substitue à une autre et de préférence que vous trouvez davantage désirable que la première. Vous n’êtes plus dans votre quotidien alors pourquoi ne pas en changer ?

Le bon moment pour penser à … vous

Il s’agit peut-être d’une des grandes choses que nous prônons dans notre rédaction mais le confinement reste avant tout l’occasion de prendre du temps pour vous. Si vous souhaitez faire du sport rien ne vous empêche de vous y mettre ! Pareil si vous souhaitez prendre soin de vous et vous dorlotez ou encore faire de votre intérieur une merveille de propreté. L’activité reste souvent moindre et surtout vous économisez le temps de transport. Vous gagnez le temps que vous consacriez à d’autres personnes et rien ne vous empêche de concentrer le maximum à votre bien être ou futur bien être. Vous pouvez lister ainsi les choses que vous souhaitez modifier dans votre appartement, voire prendre le temps de les commander. Vous ne risquez pas de rater le livreur pour une fois et la question de son heure de venue ne devrait pas trop vous tracasser. 

La disponibilité des gens

Tout le monde est confiné et tout le monde a dû annuler bon nombre de rendez-vous. Il est clair que l’emploi du temps de la plupart des gens est devenu plus léger depuis le confinement. On ne vous fera pas croire que les rendez-vous s’enchaînent du matin au soir. Si dans de rares cas cela reste toujours possible, cela ne devrait concerner que quelques rares personnes. De toute façon tous les rendez-vous au restaurant n’existent plus, pas plus que les sorties. Si certaines personnes ont très certainement prévu des alternatives, elles devraient mettre du temps à s’instaurer. Autant donc en profiter pour contacter certaines personnes que vous n’avez pas vu depuis longtemps et qui pourraient bien se révéler plus disponible.

L’absence d’alternative comme opportunité

Cela peut paraître bête mais l’impossibilité de faire certaines choses représentent pour vous l’occasion d’en faire de nouvelles. Si vous n’aviez jamais commander par le drive ou en livraison, il s’agit peut-être pour vous de vous y mettre tout comme au logiciel de communication à distance. L’absence d’alternative représente souvent une opportunité de tester de nouvelles choses et de sortir de votre train-train habituel et votre zone de confort. Alors n’hésitez pas à avoir l’esprit ouvert, cela ne vous fera pas de mal de découvrir de nouvelles façons de faire et concept que vous n’aviez jamais vu auparavant.

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Creation d'entreprise

Comment élaborer un business plan ou plan d’affaire ?

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Beaucoup d’entre nous ont deja entendu le mot « Business Plan » lors de la création de leurs entreprises ou startups ou lors d’une demande de financement, dans cet article nous répondons à des nombreuses questions autour de ce concept, notamment la définition d’un plan d’affaire, les techniques clés pour le rédiger, nous partageons aussi quelques modèles à suivre de Business plans et nous expliquons comment un business plan peut être très utile pour l’entreprise.

Qu’est-ce qu’un business plan ?

Un business plan ou plan d’affaires est un document ayant pour objectif de convaincre un décideur d’investir dans un projet entrepreneurial. Le business plan doit répondre aux questions suivantes :

  • Qui sommes-nous (structure juridique, actionnariat, emplacement, etc.)?
  • Que vendons-nous (produit, service)?
  • A qui (clients)?
  • Comment (réseau de distribution, plan commercial)?
  • Qui sont nos concurrents?
  • Quel est le calendrier (étapes clés)?
  • Comment le produit est il fabriqué (processus de fabrication, fournisseurs, technologie, etc.)?
  • Quels sont les besoins financiers (montant, type de financement)?
  • Quel est le retour sur investissement (prévision de trésorerie)?

Quelle est la structure type d’un business plan?

Un business plan suit généralement l’ordre suivant :

  1. Résumé
  2. Société (qui sommes nous ?)
  3. Produits et Services (que vendons nous?)
  4. Etude de marché (à qui?)
  5. Stratégie (comment?, qui sont nos concurrents?, quel est le calendrier?)
  6. Opérations (comment le produit est il fabriqué?)
  7. Plan Financier (quels sont les besoins financiers?, quel est le retour sur investissement?)
  8. Annexes

Bien qu’il existe une structure de business plan type, il est important de noter que le plan doit être adapté à la fois au lecteur et au projet.

Business plan sur mesure

Le business plan a une visée argumentaire : il doit démontrer que le projet est attractif. La structure du business plan doit donc être adaptée en fonction du projet afin de le mettre en valeur.

Le lecteur du business plan décidera de poursuivre le projet (ou de l’abandonner) suivant la balance entre les risques et les opportunités de gains qui lui sont associés. La perception des risques dépendra de l’identité du lecteur : les banques, les managers, et les actionnaires ont tous une façon d’appréhender les risques qui leur est propre.

Il est donc important de bien comprendre la grille d’analyse qu’utilisera le destinataire du plan pour prendre sa décision d’investissement avant d’écrire le plan afin de pouvoir adapter celui-ci en conséquence.

Combien de documents ?

Il y a presque deux documents différents dans un business plan. Le résumé (« executive summary » en anglais) et le reste.

Le résumé est la section la plus importante du business plan, elle a pour objectif de donné envie à l’investisseur dans savoir plus sur le projet en répondant de façon succincte à toutes les questions énoncées ci-dessus.

Après avoir lu le résumé, et s’il est intéressé par le projet, l’investisseur explorera certaines des autres sections du business plan dans le but d’obtenir plus de détail sur les points qui lui paraissent importants.

Quel est l’utilité du business plan ou plan d’affaires ?

Le business plan ou plan d’affaires a un objectif principal : CONVAINCRE.

Le business plan ou plan d’affaires est rédigé en vue d’être présenté à des tiers, qui peuvent être des futurs associés, des partenaires, des fournisseurs, des clients, des prescripteurs, ou encore des financeurs : les banques, les proches, les capitaux-risqueurs ou encore les donateurs d’une opération de crowdfunding.

En lisant le business plan ou plan d’affaires, ces personnes :

  • devront comprendre l’idée et le concept,
  • devront être rassurées sur l’adéquation entre les porteurs de projet et le projet lui-même,
  • devront être convaincues par le potentiel du marché,
  • devront être convaincues par la stratégie marketing et commerciale prévue,
  • devront être convaincues par le modèle économique et organisationnel imaginé,
  • devront être rassurés sur tous les risques susceptibles de peser sur l’entreprise.

Modèle Word de business plan / plan d’affaires à télécharger (gratuit)

Cliquez pour télécharger un modèle exemple de plan d’affaires sous Word (gratuit): Modèle exemple de business plan Word (plan d’affaires)

Ce modèle Word est simple, taillé pour convaincre.

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Economie

Formation en ligne ou e-learning : les avantages et les inconvénients

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La formation en ligne offre de nombreux avantages dont la flexibilité et le gain de temps. Qu’en est-il des inconvénients ?

Le secteur de la formation en ligne est en pleine éclosion. Cours à distance, e-learning : de plus en plus d’individus ou de salariés optent pour cette option qui permet de continuer ses activités quotidiennes tout en préparant un diplôme en acquérant de nouvelles compétences.

Quels avantages offre-t-elle ? Quels sont ses inconvénients ?

LES AVANTAGES DE LA FORMATION EN LIGNE

Elle permet de rester flexible

Vous pouvez préparer un diplôme en restant chez vous, comme les horaires s’adaptent à votre emploi du temps. Vous pouvez donc vous former le soir, le week-end et continuer ainsi en journée vos activités : exercer un emploi, vous occuper de votre famille ou suivre une autre formation en présentiel.

En effet, c’est la formule idéale pour ceux qui souhaitent préparer un double cursus ou ceux qui travaillent en journée et désirent se former à leur rythme.

Elle permet de réduire certaines contraintes

D’un point de vue financier vous réduisez certains coûts liés au transport par exemple, comme vous n’avez pas à vous déplacer. Certains cours sont proposés par vidéo conférence, il vous suffit alors de vous connecter à la plateforme pour assister aux leçons. Vous gagnez donc du temps comme vous évitez les déplacements.

En outre, plusieurs dates sont proposées pour le début de votre formation, alors que les cours en présentiel ont des horaires plus stricts et des dates de rentrée beaucoup moins flexibles.

Des cours taillés sur-mesure

Opter pour une formation en ligne vous permet d’évoluer à votre rythme. Vous vous connectez lorsque vous êtes disponible et visionnez les vidéos des cours selon votre rythme. Libre à vous donc de mettre pause, de repartir en arrière ou de vous arrêter pour assimiler vos leçons. Par ailleurs, un tuteur corrige vos exercices et adapte les cours à votre niveau, à vos besoins spécifiques.

Un suivi efficace

Les nouvelles technologies aidant, chaque étudiant est suivi minutieusement dans le cadre d’une formation en ligne. Des outils d’analyse permettent au centre de formation de suivre l’évolution de chaque élève. Il s’agit donc d’un système efficace, cependant suivre des cours à distance a aussi ses limites.

Des économies

Les formations en ligne vous permettent de faire des économies. En effet, si se former coûte cher en général, avec les cours en ligne vous faites des économies sur le prix du matériel comme tout est souvent dématérialisé. Avec l’e-learning, vous avez accès à des plateformes en ligne, du matériel de révision en vidéo, ainsi que des échanges par email. La plus grande dépense sera donc votre connection Internet.

La formation en ligne comprend également quelques inconvénients. Quels sont-ils ?

LES INCONVÉNIENTS

Suivre des cours à distance demande un niveau de motivation et de responsabilité élevé. En effet, pouvoir suivre les cours après avoir effectué ses activités quotidiennes n’est pas toujours aussi aisé qu’on le pense. Sens de l’organisation, bonne gestion de son temps sont des qualités à posséder (ou à développer) avant de pouvoir se lancer ; autrement, le projet de formation peut facilement échouer. Motivation, concentration et sens de l’organisation sont donc les mots d’ordre.

Le manque de communication peut être perçu comme un défi

La formation en présentiel permet d’entrer en contact avec d’autres étudiants, communiquer.  La communication dans le cadre d’un apprentissage en ligne est souvent réduite à des échanges écrits : e-mails, chat, etc.

L’autodiscipline

Pour réussir une formation en ligne, il faut une bonne dose d’autodiscipline. Sans cela, vous ne parviendrez pas au bout de votre projet. Ceux qui ont besoin d’être suivis de près pour évoluer et bien assimiler leur cours se trouveront un peu dépourvus. L’autodiscipline pour réussir est ici indispensable. En effet, les cours en ligne vous libèrent de nombreuses contraintes et vous offrent de la flexibilité mais sans une bonne organisation, de la discipline, vous remettrez les choses à plus tard. La procrastination est ici le meilleur ami de l’échec.

L’isolement peut être difficile à supporter

Les formations en ligne offrent beaucoup de flexibilité et en vous permettant notamment d’accéder à distance à un cours qui a eu lieu plus tôt dans la journée. Cela signifie que vous êtes souvent seul au moment de l’apprentissage. Vous faites tout en solo et les communications par email, vidéoconférence, réseaux sociaux ou sur les forums de discussion vous isolent davantage car vos contacts avec les autres étudiants et les enseignants ou formateurs restent virtuels..

Les préoccupations liées à l’utilisation des écrans

Les formations en ligne nécessitent l’utilisation prolongé d’écrans et ordinateurs. Les spécialistes mettent en avant les conséquences de cela sur la santé : fatigue des yeux, problèmes physiques liés à une mauvaise posture.

En effet, être assis devant un écran pendant plusieurs heures est dangereux pour la santé. Il est donc recommandé de se renseigner sur la posture à adopter lorsque l’on travaille assis pendant longtemps mais aussi sur la hauteur du bureau et faire des pauses régulièrement.

La nécessité de maîtriser l’outil informatique

La formation à distance a pu se développer grâce à la révolution numérique. Il faut donc pouvoir maîtriser quelque peu l’outil informatique ou ne pas avoir une appréhension des nouvelles technologies. En outre, il faut être capable d’étudier devant son ordinateur pendant plusieurs heures. En présentiel, les cours ont lieu dans une salle. C’est donc une autre dynamique.

Toutefois, si vous vous sentez prêt et avez la motivation nécessaire, vous pouvez vous lancer !

Les plateformes de formation à distance

Il en existe de nombreuses, selon vos centres d’intérêt et vos besoins. La plupart des grandes universités internationales permettent de suivre des cours en ligne. Il est nécessaire de visiter leur site Internet pour connaître les modalités d’inscription.

Il existe des nombreux plateformes d’e-learning qui nous détaillerons dans un autre article.

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